de la douleur à la
douceur : fra angelico

le 12 mars 1999
avec béatrice guespereau,
conférencière ès-arts

 

Guido di Pietro est né vers 1400. Il entre dans l'Odre des Prêcheurs sous le nom de fra Giovanni. Il mourut à Rome en 1455.

Même s'il n'a jamais prêché par la parole, comme le faisaient tous ses frères dominicains, on peut dire qu'il fut un vrai Prêcheur par sa peinture. Ses tableaux ne sont en rien des décorations ; mais par leur destination et leur dépouillement, surtout par leur force symbolique, ils sont un traité esthétique théologique. A tel point que, par analogie avec saint Thomas d'Aquin, le grand théologien dominicain du XIIIème siècle, on lui donna le titre d'angélique : Thomas, le Docteur Angélique et fra Giovanni, Fra Angelico. C'est le nom qui lui est resté et qui fait de lui plus qu'un peintre de talent : le porteur du message évangélique.

Il est surprenant, au premier abord, que rien n'accroche dans ses tableaux. C'est qu'il faut se placer devant l'œuvre et, comme pour les icônes, le laisser nous parler.

Ce que l'œuvre de Fra Angelico dit à celui qui la regarde et l'écoute, c'est que le mystère chrétien ne s'arrête pas à la Croix, à la mort de Jésus. Dès cet instant, dès la naissance dans la crèche, la lumière de la Résurrection éclaire, brise les ténèbres. Certes, la Croix et la souffrance sont bien présentes, la Vie passe par les ténèbres et la mort. Mais cette vie est la plus forte.


présentation de la Cave - soirées du vendredi - programme


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