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De la joie !
| JMJ 97, des mots qui
résonnent encore très forts dans ma tête. Des
souvenirs, des chants, des images, des photos me
reviennent à présent mais aussi, et surtout,
quelque chose de particulier et d'omniprésent,
une émotion, un sentiment que je n'avais jamais
vécus de façon aussi intense : la joie.
Une joie unique inoubliable se rencontrait en
effet à chaque instant de la journée et partout
n'importe où dans Paris. 
La joie du petit matin à
retrouver son équipe : pour moi, il
s'agissait d'une équipe de volontaires. Joie
réelle, même si les nuits étaient courtes et
dures, et durs les réveils !
Ou encore la joie de se sentir ensemble dans le
métro (eh oui, même dans le métro) au
cur de wagons entiers de pèlerins chantant
à tue-tête.
La joie du service à travers les rencontres dans
les cafés Jubilatio ! Rencontre par le
sourire, par le regard avec, des italiens, des
américains, des polonais, même un chinois...
La joie de pouvoir s'asseoir le temps d'un
ouf !
La joie de pouvoir chanter Happy
Days avec la foule à l'arrivée du
Saint-Père au Champ de Mars.
La joie de voir se constituer la chaîne de la
Fraternité tout autour de Paris alors que les
ukrainiens dont j'avais la responsabilité ne
comprenaient rien à mes explications !
La joie de la découverte, de l'échange :
d'où venez-vous ?
La joie du nombre, celle de se retrouver à plus
d'un million à Longchamp.
Tous ces si courts, mais si
nombreux moments, aussi formidables et uniques
pour les uns comme pour les autres, furent
marqués par la présence d'une joie
extra-ordinaire. Jamais je n'aurais pu imaginer
vivre quelque chose d'aussi fort, d'aussi
intense, d'aussi inouï.
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| Les
cafés Cafés
déserts
Cafés d'hiver
Cafés fermés et cafés oubliés
Rendez-vous manqués
Cafés le long des quais
où se glisse le rêve
Café de la longue attente.
Cafés entr'ouverts
où s'invite le mystère
Cafés de l'indéfinissable
attente
Cafés où s'avance la passion
Tables abandonnées
Des cafés d'été
désemparées
la chaise
se souvient de toi.
Depuis toujours
Je t'attends
Aujourd'hui
Peut-être.
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Alors pourquoi régnait-il une telle joie ces jours
là, d'où venait ce bonheur ?
Pour ma part, je pense que durant ces quelques jours
malgré nos souffrances, malgré nos problèmes au
quotidien, nous avons fait une véritable expérience de
l'Amour, Amour sans cesse vivant et présent. La joie de
ces journées n'était pas une joie de contentement ou de
satisfaction mais une joie profonde et intense. L'Amour
du Christ se manifestait. Il était présent parmi nous.
C'était vraiment Lui la Source de cette Joie. Alors
comment s'étonner, si nous vivions la joie de la façon
la plus intense lors des moments de prière et partage,
lors de la messe à Longchamp.

Les JMJ m'ont donné un souffle renouvelé pour
continuer, pour vivre, pour vivre et aimer vraiment. Il
m'est difficile d'expliquer cette joie. Je l'ai vécue
avec les autres bien sûr, mais aussi individuellement au
cur de mon histoire personnelle, d'une manière
unique mais tout aussi intense, formidable,
bouleversante. Chacun a vécu de façon différente cette
joie mais elle a été reçue par tous. Elle a donné à
chacun un élan nouveau et fort pour repartir dans nos
paroisses, nos mouvements et continuer à vivre dans
l'église.
Par ces jeunes si nombreux, par l'ambiance et la fougue
de ces JMJ, nous avons vu que l'Église est jeune,
qu'elle aussi vit et bouge. Nous avons découvert que la
vraie joie est possible. Témoins de cet Amour du Christ,
c'est à nous de transmettre ce que nous avons vu,
compris et reçu ; par nos paroles, nos actions,
notre vie. À nous de vivre chaque jour dans cette joie
de l'Esprit ! À nous de témoigner de cette Joie en
nous, de cette Joie de vivre dans le Christ !
- " Qu'il est bon de célébrer le
Seigneur
et de chanter pour ton nom, Dieu
Très-Haut !
De proclamer dés le matin ta fidélité
et ta loyauté durant les nuits,
sur le luth et la harpe,
au son de la cithare.
Car ton action me réjouit, Seigneur,
et devant les uvres de tes mains, je crie
de joie.
Que tes uvres sont grandes,
Seigneur. " (Psaume 92)
© Jubilatio ! 1998
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