Mardi 15 août 2000
LA FIÈVRE MONTE À JUBILATIO ! CITY
 
" QUI aurait un touret ? Il me faut ABSOLUMENT un touret ! "
Pauvre Olivier : il a beau s'égosiller dans les couloirs du couvent Sainte-Sabine, personne ne lui prête la moindre attention.
Il faut dire qu'ici, chacun cherche désesperement quelque chose.
Hé oui, la fièvre monte à Jubilatio ! City, et ce n'est pas seulement à cause de la canicule romaine.

En effet, se préparer à accueillir des pèlerins du monde entier n'est pas une petite affaire.
Il faut d'abord que les équipes de volontaires se réunissent (" Dis-moi, c'est bien ici le café Science et foi ? - Scusi ? - Cafeto Scienza et foida, ist here ? ") puis fassent connaissance, dans un savant mélange linguistique dont voici la formule exclusive : 2 mots d'italien (prononcés à l'espagnole, si possible) + 3 mots de français + pour terminer au choix " I mean / You know / Wonderful / I love JP II ".
Après, il faut s'occuper du matériel. Par exemple la sono, cauchemar d'Olivier.
Précisons, à l'intention des non spécialistes, que le fameux touret est une rallonge extra longue montée sur un dévideur (si j'ai bien compris - il était trop stressé pour m'expliquer).
Mais chaque café a ses propres besoins, selon sa spécialité .
Au café des Artistes, on compte fébrilement les pinceaux, les pots de peinture, les pochoirs et même les boules de jongleur (!).
Au café des Anges musiciens, on accorde les instruments et on astique les auréoles (information non vérifiée).
Quant au British Cafe, hé bien, je suppose qu'on y stocke le thé, le wisky et la bière (information que j'aurais aimé vérifier moi-même).
Mais la préparation est aussi spirituelle. Avant de brancher la sono, Jubilatio ! se branche sur la Sainte Eglise.
Lever matinal (y'a pas d'heure pour les braves) et rendez-vous à 7 heures (du mat'…) à Saint-Pierre pour notre démarche jubilaire.
On n'est pas encore sorti de l'auberge, mais on est déjà passé par la Porte sainte ! Et puisque c'est le 15 août, tout Jubilatio ! célèbre l'Assomption à Saint Grégoire (l'église nationale des Anglais à Rome).Une fête jubilaire par excellence nous rappelle le prédicateur : la gloire que Marie reçoit de Son Fils est l'image de la gloire qu'Il prépare à Son Eglise. Même si, en attendant, il y a encore un sacré boulot.
Et pour mon touret, alors ?
Bon ben, on s'arranger…
À demain, chers cyberlecteurs, pour la suite de notre grand feuilleton !
Christelle, Jubilatio ! Paris